Contribution aux Assises Numériques de l'Internet

Un article de Wiki.

Cette note présente la contribution de l'association france@large. Elle s'inscrit dans une démarche de préparation d'un Livre Blanc sur l'"Internet Plus" et de son action pour en concrétiser les points techniques et politiques pour la progression par l'usage vers l'architecture nouvelle de l'Intersem, d'un Internet Sémantique Etendu et Multilingue.

france@large se réserve de remanier ce document au fur et à mesure de sa réflexion au cours du mois d'aout 2008.


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Sommaire


Nous sommes

Nous sommes une association française d'utilisateurs pilotes de l'Internet, des "@larges" selon le jargon internautique. Ceci signifie que nous sommes des utilisateurs de l'Internet qui, lorsqu'ils ne trouvent pas sur le marché les solutions dont leur internet a besoin et lorsqu'ils ne sont pas écoutés par ceux qui devraient les proposer, se prennent par la main pour tenter de les développer, tester et déployer - et les apporter à qui veut en profiter, jusqu'à ce que quelqu'un réponde mieux à notre besoin. Notre état d'esprit est celui de co-propriétaires responsables de l'internet.


L'association a été créée en 2000 par la réunion de candidats français au Conseil d'Administration de l'ICANN au titre du collège "@large", et catalysée par l'association Intlnet. Intlnet a assuré de 1978 à 1986 des fonctions comparables à celle de l'ICANN pour la mise en place du réseau numérique international et continue à se préoccuper de la défense, de l'information, et de l'aide à la réflexion et à la gouvernance de ses espaces relationnels.


Une Gouvernance adaptée

Nous sommes organisés sous la forme d'un Secrétariat porteur de la réalité associative, coordonnant des centres d'expertises (CX) et assurant le support d'un collège ouvert de Membres @larges connus par leur pseudo. Le Secrétaire Général assure la représentation externe et juridique de l'association. La liste organise librement sa gouvernance et sa modération.

Comme les autres structures de Gouvernance de l'Internet l'association prend trois types de décision :

  • directives : ce sont les positions prises par le Secrétariat
  • collectives : ce sont ses positions d'organisation commune faisant l'objet de sa netiquette ou les comptes-rendus de ses Centres d'Expertise. Elles sont multi-consensuelles, c'est à dire ou consensuelles au sens habituel du terme, ou l'objet de plusieurs consensus particuliers reliés par la documentation de leur interopérabilité.
  • capitatives : ce sont les positions prises par chacun de ses Membres, pour son propre compte, après participation à son processus de concertation.


Notre propos

Notre propos est essentiellement de comprendre, murir et concerter des stratégies et des solutions techniques d'intérêt commun à ses membres, dans le cadre de coalitions dynamiques, de coopérations renforcées et de forums de la gouvernance de l'Internet.

Dans le contexte d'un écosystème numérique global, donc ultimement fermé, il ne saurait y avoir de solution gagnant/perdant. L'intérêt commun est donc l'intérêt bien compris de chacun, qu'il soit ou non déjà un utilisateur final et qu'il se veuille ou non un utilisateur pilote de l'Internet. En mesurant et résolvant les difficultés politiques, sociétales, intellectuelles, culturelles, économiques ou techniques que nous rencontrons nous avons conscience de protéger ou de faire avancer cet intérêt commun et la capacité pratique de chacun à tirer un meilleur parti des technologies actuelles.


Une tendance lourde

Nous estimons que cette approche d'utilisateurs pilotes ("lead user") est une tendance lourde de l'humanité et de l'industrie. Ceci a été montré par le développement des logiciels libres, mais se vérifie dans pratiquement tous les secteurs. En sont témoin les pratiques des industries qui tirent avantage de l'ingéniosité de leurs utilisateurs pilotes (d’un à deux pour cent des acheteurs) qui adaptent les produits qu'ils achètent à leurs besoins spécifiques, et annoncent les tendances nouvelles du marché.

Ceci répond bien au paradigme fondateur de Platon "du mort, du vivant et du pilote" (kubernetes). Dans le cas de l'internet, le pilote est l'internaute qui pousse son internef virtuelle "au large". La technologie de l'écrit que Platon défendait s'est poursuivie par l'imprimerie et dématérialisée avec le numérique. Le gouvernail du kubernetes est devenu "gouvernement", puis "cybernétique" : l'art de gouverner les peuples, les objets et les idées. Les internefs plus d'un milliard qui se retrouvent à naviguer selon des pratiques et un droit de la virtualité comparable à celui de la mer.

Nous voyons avec les économistes que cette exploration nouvelle est un vivier majeur du développement économique alors que l'éducation, l'évolution des techniques et le foisonnement des besoins permettent à chacun d'être l'artisan intellectuel ou bricoleur de l'innovation, dans le(s) secteur(s) qui le passionne. C'est un aspect humain fondamental qui est inscrit dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (Art. 27.1.) "Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent."

Nous ne sommes pas surs que la pratique actuelle le permette, et c'est pourquoi nous adhérons à la position française que ce que nous expérimentons avec la Gouvernance de l'Internet est une évolution générale de la Gouvernance des choses humaines. Nous y voyons la trace d'un changement de paradigme plus général, qui après l'évolution de la priorité donnée au qualitatif vers le quantitatif avec Copernic et les révolutions économique, démocratique et industrielle, nous amène vers celle du significatif.


Notre position dans la Gouvernance Internet

Le Sommet Mondial de la Société de l'Information a reconnu la nature multipartieprenante des gouvernances humaines, identifiant cinq pôles principaux en intergouvernance. Ce sont le domaine régalien, la société civile, le secteur privé, les organisations internationales, et le monde technique de la recherche et de la normalisation.

Nous avons des membres appartenant à chacun d'eux, qui en sont même parfois les "pousseurs". Toutefois, le SMSI n'a pas pris en compte ... les utilisateurs, pilotes ou finaux, seulement ceux qui les desservent.

Ceci n'est pas une anomalie : c'est à notre émergence de découvrir et de documenter l'innovation par et de l'usage. Ceci s'est déjà rencontré dans la jeune histoire de l'Internet : l'IETF n'est que la gouvernance technique des @larges de 1986. C'est le club des opérateurs des machines du jeune réseau Internet (1983) devenu indépendant des directives d'ARPA. Son rôle tel que nous pouvons maintenant l'observer, et que nous étendons (cf. infra) est d'avoir homogénéisé, validé et maintenu les avancées de la technologie Internet (TCP/IP, SMTP, DNS, VoIP, P2P, etc.) qui se sont toutes faites en dehors de l'IETF.

Les @large d'aujourd'hui évolueront probablement de manière comparable, mais le contexte s'est extrêmement diversifié : les récifs de nos internets sont sociétaux, économiques, culturels, stratégiques, politiques, législatifs, etc. se sont amoncelés, rendant leur navigation bien plus complexe, mais aussi beaucoup plus porteuse. C'est sans doute en ce sens qu'il faut comprendre l'IGF (Internet Governance Forum). Il est donc probable que notre rôle à terme se portera vers la pédagogie d'un univers où le sens de la pratique sera primordial en raison d'une innovation constante.


Notre Histoire

france@large s'est d'abord engagée fortement dans l'action "@large" de l'ICANN dont le conseil d'administration devait alors compter 50 % de Membres @larges. Nous avons ainsi accueilli le premier Directeur @large européen au Parlement et répondu aux questionnaires des études ICANN (nombre de nos positions ont été reprises dans un document commun Chine/Viet-Nam qui a été à l'origine des positions des pays émergents).

Ayant rapidement identifié que l'ICANN ne jouerait pas la carte @large rendant une position frontale couteusement inutile, nous avons mené une stratégie d'incitation, de catalyse, d'engagement de projets et d'actions convergents et spécialisés, nous apportant une solide expérience.

  • ICANN@LARGE, avec plusieurs ex-leaders de l'ICANN, dont sa première Présidente, réunissant plus de mille @larges à travers le monde pour l'élection de son panel : l'ICANN en à conservé une composante @large (ALAC) en débauchant des membres de ce panel.
  • dot-root, un projet de banc-test pour l'évolution du DNS. C'est, à ce jour, la seule réponse apportée à la demande de l'ICANN (tournée vers l'IETF) dans son document ICP-3 de préparation à l'évolution actuelle du DNS.
  • AFRAC, une association française pour étudier et comprendre la protection des intérêts des utilisateurs français en cas de crise numérique et dans le cadre de l'intelligence économique.
  • une candidature issue de l'AG du DNSO au Conseil d'Administration de l'ICANN, l'engagement d'un document ("ICP-4") sur la sécurité du réseau (après le 11 septembre).
  • des actions à l'IETF pour enrayer la possible dévastation culturelle et politique engagée par le consortium Unicode (IBM, Microsoft, Google, Yahoo, Oracle, etc.) à travers les aspects linguistiques et pour le contrôle du IANA, basée sur des critères économiques et de contrôle stratégique.
  • un lobbying ISO enrayant aussi leur tentative parallèle pour transférer le contrôle des fondamentaux de l'Internet depuis 1978 et de l'organisation mondiale (norme ISO 3166 sur les pays, langues, et écritures qui décide des ccTLD).
  • la création du MLTF (Multilinguistique et Techniques de Facilitation), une petite unité de recherche spécialisée en multilinguistique (le traitement et la facilitation de la diversité dans le cas de la diversité linguistique), membre du réseau MAAYA fondé par l'UNESCO, l'UIT, la Francophonie, l'Académie Africaine des Langues, etc. Elle complète ainsi l'école linguistique française, leader dans le domaine de la compréhension des mécanismes linguistiques. Ces aspects sont fondamentaux pour l'émergence du niveau de l'internet sémantique, c'est à dire l'"internet des idées".
  • etc.


Début 2008, france@large a relancé une action frontale :

  • pour accueillir l'ICANN à Paris, elle lance le concept de la World Internet Week de Paris. Elle propose sa coopération à l'ICANN en demandant son accréditation comme ALS (structure @large ICANN). Le refus de Rocambole de l'ICANN la libére de toute contrainte à son égard.
  • elle structure le projet FGI-FR de Forum de la Gouvernance de l'Internet français et engage celui du Forum de la Gouvernance de l'Interet européenne.
  • la liste de diffusion de son Comité d'eXpertise IPv6 entretient une position pro-utilisateurs qui est fortement soutenue par la Task Force IPv6 Mondiale, qui propose un effort commun.
  • au sujet des noms de domaine linguistiques, les positions prises au sein de l'IETF ont été identifiées, avec Vint Cerf, comme n'étant pas celles considérées comme attendues par les participants à l'IGF (c'est à dire un DNS fonctionnant aussi bien en toute langue qu'en anglais). Ceci conduit à un accord de double effort (que Vint Cerf veut séparé, et france@large interopérable) : l'IDNA (IETF) et le ML-DNS par les @larges.

Tout ceci nous conduit à une structuration en cours d'un projet de coopération renforcée @large pour une standardisation réseau ouverte (cf. infra).


Notre ambition

En tant que personnes humaines, nous voulons que chacun bénéficie pleinement des modalités techniques et technologiques (techniques corrélées) qui sont accessibles. Il s'agit de nous faciliter la vie, nos relations avec chacun des autres humains et de leurs interfaces numériques, l'accès à la pertinence et aux services, nos entreprises et le développement général de l'humanité - selon les valeurs particulières de la France, de la culture francophone et des devoirs qui en résultent.

En ceci nous croyons coopérer pleinement aux ambitions du SMSI d'une société qui soit "people centered, à caractère humain, centrada en la persona" et aux ambitions européennes.

Nous voulons être protégés, et/ou pouvoir nous protéger, des contraintes dues aux limitations des outils, machines et systèmes de cette facilitation ou aux politiques normatives, techniques ou économiques de leurs constructeurs ou normateurs.

En particulier nous sommes attentifs aux propositions de l'IETF dont la mission (RFC 3935) est d'influencer ceux qui construisent, utilisent et gèrent l'internet pour qu'il marche mieux selon une technologie qui n'est pas celle qui pourrait être développée mais celles qui correspond aux valeurs éthiques et techniques de l'IETF. Nous voulons qu'il réponde à nos attentes selon nos valeurs, que nous estimons mieux correspondre aux attentes des utilisateurs mondiaux dont nous sommes.


Notre vision

Notre vision des choses est simple. Elle consiste à bien comprendre, assurer et protéger notre droit et nos capacités pratiques aux interrelations numériquement assistées dans le cadre :

  • d'une législation adaptée, fondant un système national et international de gouvernance en intergouvernance selon les principes du SMSI.
  • d'une courtoisie sociale fondée sur une éducation pertinente et une éthique sociétale et commerciale acceptable à tous.
  • d'un substrat technologique éthique et performant garantissant l'égalité et la réciprocité des chances.
  • de la liberté pratique de développement, d'usage et de déploiement de nos moyens techniques.


Un manque d'information et un surplus de désinformation

Il nous parait d'expérience que ceci est obéré par un problème fondamental d'ignorance technique de la nature et de la portée de la facilitation numérique. Ceci concerne l'analyse, la compréhension et l'information de tous les publics, y compris politiques. Ce dont on parle, en fait trop, est de l'internet dans la diversité de ce que les gens en croient qu'il est (ou veulent faire accroire), et non, ou pas assez, de l'internet tel qu'il est.


techniquement

Ce qui est grave est que cette diversité des croyances affecte tout le monde, à commencer par ses développeurs qui (RFC 3935 qui fondent l'IETF) "ne développent pas la technologie qui pourrait être, mais celle qui correspond aux valeurs de l'IETF". Celles-ci sont à tout le moindre :
  • identiques depuis 22 ans alors que l'IETF traitait d'un réseau prototype universitaire américain
  • indifférentes aux Droits de l'Homme (cf. réponse à un appel de clarification fait par un membre de france@large) et étrangères à toute considération éthique. (Commentaires à ce sujet).
  • le fruit d'aucun débat, ni soumis à aucun contrôle démocratique. Ceci est d'autant plus grave, que que selon la formule célèbre du Dr. Leissig "la constitution de l'Internet (et donc d'une large partie du monde actuel) est dans le code source (c'est à dire dans les RFC de l'IETF qui le spécifie)".

    Pour percevoir la complication qui peut en résulter, il suffit de savoir qu'il y a ... 5.300 RFC, non mises à jour mais remplacées en tout ou partie, et pas de modèlisation formelle du réseau. Il y a uniquement un "catalogue de recettes" (la RFC 1859) dont le seul principe est que : "sauf ce principe, tout peut changer dans l'architecture de l'Internet".


stratégiquement

Nous voyons se développer depuis des années une stratégie ICANN qui semble concerner :
  • un nouvel ordre mondial du/par le DNS, où l'ICANN se transforme en un registre commercial des noms de domaine de premier niveau. Elle peut ainsi disposer d'un monopole commercial et politique (qui est un e-pays) avec la transition du soutien du NTIA vers celui d'une communauté d'intérêts réunissant de grosses parties prenantes financières et les spéculateurs en noms de domaine.
  • un mécanisme constitutionnel, travaillé à travers le schéma "IIC" (d'amélioration de la confiance en les institutions de l'ICANN), qui consolide l'ICANN et la garantit contre tout risque de capture (ou de libération en cas de capture préalable, ce qui nous parait le cas).


normativement

L'on peut contraindre les peuples contre leur gré par la force, la négociation et/ou la normalisation. Nous sommes confrontés à une normalisation où nous devons souvent nous battre seuls, comme nous l'a montré le cas de la défaite de l'internationalisation anglo-saxonne de la norme ISO 3166. Nous avons même dû nous opposer à l'AFNOR alors qu'elle organisait à notre initiative une réunion internationale incluant l'ICANN.


Modélisation

"You never change things by fighting the existing reality. To change something, build a new model that makes the existing model obsolete" - Buckminster Fuller

Le problème fondamental tel que nous l'identifions est le manque de modélisation existante de l'Internet et de l'écosystème numérique. Elle est donc à créer à côté du flou existant.


particularité francophone

Ceci est un frein à son développement, car cela nuit à sa bonne compréhension par tous, y compris ses développeurs et législateurs. Nous le percevons aussi comme un mauvais coup à l'économie et à l'industrie francophone au moment de la fin de la convergence numérique, de la stabilisation multilinguistique et de l'émergence sémantique.

La langue française nous donne en effet semble-t-il, une habitude de la manière de fonctionner du raisonnement sémantique (métalangue), comme la langue anglaise a montré être appropriée à la manière d'appréhender le raisonnement numérique.


Eléments fondamentaux de modélisation

Sans entrer dans le détail de notre modélisation de la facilitation numérique, nous utilisons un modèle simple, particulièrement aisé à comprendre et à enseigner, fortement facilitateur de sa propre évolution technique.

trois strates structurelles

Il consiste à considérer trois grandes strates, qui peuvent être découplées et donc évoluer techniquement et économiquement totalement séparément :

  • matérielle : les machines et la bande passante du réseau. C'est le domaine de l'UIT, des opérateurs publics ou privés, du qualitatif. C'est l'équivalence des voitures et des routes.
  • logicielle : les programmes, les protocoles, le contenu, la connaissance. C'est le domaine des organisations de standardisation informatiques comme l'IETF, du Web, des moteurs de recherche, du quantitatif redondant. C'est l'équivalent du code de la route, de l'art de conduire, des cartes, des services, des marchandises transportées, etc.
  • intellectuelle (ou noogitielle) : c'est le sémantique, l'énoncé des idées, le savoir. C'est le domaine du significatif et des sciences de l'intelligence noétique. C'est l'équivalent de l'économie, de la politique routière, du tourisme, des échanges culturels, de la satisfaction et de la sagesse, etc.

répartition des responsabilités

L'analogie routière permet de mieux situer ce qui est plus particulièrement (ce n'est qu'une image) :

  • du domaine régalien : la bande passante et l'aménagement du territoire numérique, la pédagogie de l'utilisation [permis de conduire]
  • du secteur privé : le logiciel, les services, la compilation de données, la propriété industrielle
  • du domaine personnel, culturel, artistique, etc.

Ceci se fait dans le cadre de coopérations renforcées qui réunissent les partieprenantes concernées régaliennes, civiles, privées, internationales et techniques, si nécessaire (par subsidiarité) les utilisateurs pilotes, et, pour avis et contrôle, les consommateurs.

autorité, référence et confiance

Les échanges et les rapports d'influence ou d'autorité de connaissance, savoir et compétence, sont analysés selon leurs sept formes possibles (sommeil, écoute, soliloque, dialogue, polylogue et osmose). Les référentiels sont abordés selon une approche de registres (cf. ISO 11179, infra). Les degrés de sécurité et de confiance selon une chaine dite "me/we" (mine, me, we, others, aliens, intruders, invaders).

modèle Etendu des Communications

Ceci est une très courte introduction au Modèle Etendu des Communications. Introduite en 1984/85 dans le cadre du premier réseau de datacommunications mondial Tymnet et sous le secrétariat d'Intlnet, cette modélisation (qui généralise le modèle OSI) a eu le temps de la maturation et de la validation. Elle sera détaillée dans le Livre Blanc. Bien que relativement simple, elle rend convenablement compte de la complexité relationnelle universelle.

Elle conçoit :

  • la composante de facilitation numérique - l'ensemble de l'aide des systèmes informatisés
  • de la continuité relationnelle humaine - la société humaine
  • comme un maillage distribué d'environnements matériels, logiciels et noogitiels personnels ou communautaires autonomes - sous forme d'externets paraissant comme un réseau propre ouvert ou fermé au sein des ressources du réseau commun (aussi qualifiés de "open walled gardens", ou de "réseaux du réseau des réseaux"). Leur technologie peut relever de multiples standardisations visant à leur interopérabilité (internetting). Par assimilation aux concepts d'internautes, de navigation internet, il leur a été donné les noms parlants d'internef, les équipements les supportant étant des "interbox", les systèmes infrastructurels des "internet engines" et leur système d'interopération "netix".
  • font la gestion et les opérations relèvent d'une gouvernance décisionnelle et technique en intergouvernance - c'est à dire en concertation
  • interagissant à travers divers espaces d'échanges
  • organisés sous forme d'espaces relationnels stables ou éphémères par une métastructure ontologique - les référentiels communs aux interlocuteurs qui va permettre leur interintelligibilité.

Théorie des Opérations Enonciatives

Les aspects sémiotiques sont fondamentaux dans notre "monde de paroles". france@large fonde en large partie son analyse sur la convergence du Modèle Etendu et de la TOE d'Antoine Culioli et l'école française de linguistique.

Disciplines nouvelles

Enfin, deux disciplines nouvelles ont émergé au cours des analyses des partenaires de france@large :

  • la multilinguistique - comme la discipline de la prise en compte de la diversité dans ce qui concerne la diversité linguistique. Elle s'ajoute à la sémantique (discipline du sens), à la pragmatique (l'influence du contexte), à la syntaxe, à la grammaire, à la linguistique et à l'expression pour former la sémiotique, dont les échanges seront assurés par la médiatique (vision, oralité, écrit, média, internet).
  • l'éthitechnique - comme la disciple de l'étude des spécifications techniques pour que le point d'équilibre des systèmes ou des standards résultants aille dans un sens éthique (et pas seulement technoéthique d'une utilisation éthique des technologies existantes).

Contexte normatif

Nous comprenons la norme comme la description de la normalité (effective ou voulue) et le standard comme le moyen d'en tirer avantage ou d'y parvenir. Dans un monde de nations, il y a recoupement. Dans un monde global, la norme globale ne peut que décrire une normalité effective et souvent disparate. L'internationalisation consiste à étendre un standard pour parvenir à une nouvelle normalité globale. La multinationalisation consistera en la recherche de compromis entre les standards nationaux. La polynymisation (synonyme dans des contextes différents) sera la recherche d'un consensus de standardisation pragmatiquement transparent aux contextes.


Notre préoccupation première

Il est facile de comprendre que notre préoccupation première soit la strate du noogitiel :

  • elle correspond strictement à notre domaine de compétence
  • elle nous donne une vision claire de ce que les strates inférieures doivent nous apporter et en quoi elles pourraient nous contraindre ou nous limiter.
  • elle nous aide à mieux comprendre et guider les solutions des deux couches inférieures.

L'on mesure alors plus facilement son formidable impact politique, stratégique, économique autant que culturel.

  • La logique humaine s'est d'abord attachée aux outils matériels, utilisant des dizaines de vannes ou des aiguillages. Ceci a permis les Grandes Eaux de Versailles et la bombe atomique.
  • Puis elle a mis des milliers de vannes sur un chip et en a fait le plan sous la forme de logiciels. Microsoft a pris le leadership des programmes.
  • Aujourd'hui elle met des millions de cerveaux humains en réseau à travers leurs facilitateurs numériques, alimentés par l'information. Qui tient cette information tient le monde : "Google a pour mission d'organiser à l'échelle mondiale les informations dans le but de les rendre accessibles et utiles à tous."

C'est pourquoi les priorités de france@large sont :

  • disposer d'un modèle clair et performant de facilitation numérique (machines) et sociétale (le retour des autres)
  • la documenter de façon claire : la pédagogie libère les gens des contraintes de ce qu'ils ignorent
  • la standardiser de façon précise, ou verte et tenue à jour, afin de libérer l'innovation
  • supporter par la recherche et l'information une architecture pratique et concrète des internefs (Clio ou Ferrari), à la main de leur pilote humain.
  • défendre cette perspective contre les influences normatives, commerciales et politiques qui ne la conforteraient pas et le manque d'imagination. Cette protection pourra se faire soit par des moyens tactiques "de faible au fort" (manque de budget) et "de performant au dépassé" (par la catalyse de propositions nouvelles).


Nous faisons

Lors de notre réunion du 2 juillet 2008, en final de la Semaine de l'Internet Mondial de Paris, nos membres se sont accordés sur le but stratégique de la mise en place de ce que l'on peut appeler de l'Intersem (un Internet Sémantique et Multilingue), à travers l'approche progressive d'un "Internet Plus pour chacun".

Il s'agit d'une stratégie en cinq points, qui font actuellement l'objet d'un travail de rédaction d'une feuille de route. En l'état du débat interne, ils concernent :


1. la mise en chantier d'un nouveau référentiel de l'écosystème numérique

Ce nouveau référentiel, interopérable avec le système actuel, sera en continuité du déploiement du réseau mondial :

  • 1978 - 1987 - décentralisé - INTLFILE
  • actuel - centralisé - IANA + montée en puissance [UNICODE+CLDR]
  • tansition vers MDRS - Multilingual Distributed Referential System : ontologie multisource, dynamique et distribuée de la continuité linguistique et sémantique de l'écosystème numérique.
    br/>Il sera fondé sur
    • la norme ISO 3166,
    • le système de repérage linguistique LS 640 de Linguasphère,
    • un projet de terminologie Internet technique et légale multilingue et polynyme (invariante aux langues) nécessaire à la documentation multilingue de la virtualité. Ce projet est engagé en partie avec l'IGF, l'UIT, le MLTF, l'ICANN.

Il s'agit de montrer concrètement et d'activer une indépendance du IANA/ICANN avant le débat sur son avenir post-JPA.


2. la documentation de l'Intersem

Cette documentation fera l'objet de la publication d'un double livre blanc :

  • modélisant et documentant l'Intersem en tant que système homogène.
  • modélisant et documentant l'Internet Plus à partir des fonctions assurées aux utilisateurs.

Elle sera peu à peu étendue et tenue à jour en fonction des contributions nouvelles.

Elle traitera de la compréhension, l'éthiéthique (spécifier pour un équilibre de fonctionnement éthique), l'architecture, l'adressage, le protocole "TCP/IPP" (TCP/IP Plus), et l'organisation pratique de la gouvernance en intergouvernance de l'usage et de la standardisation de l'Intersem. Elle répondra à l'exigence du SMSI de supporter une société de l'information "people oriented, à caractère humain, centrada en la persona".

Cette documentation devrait inclure les logiciels nécessaires à l'implémentation de systèmes Internet Plus, supportant peu à peu l'Intersem.


3. le support d'un DNS aussi robuste en toute écriture et langue qu'en ASCII.

Ce service a été nommé "ML-DNS" à l'IETF/WG-IDNABIS. Il se différencie du projet IDNA de l'IETF qui a pour objectif l'amélioration de la solution IDNA existante.

Son déploiement "Multilinc" vise à la création et au support d'espaces relationnels de type géoculturel, conformes à la norme LS640 de Linguasphere.

Il supportera l'adressage sémantique de l'Intersem comme une généralisation du DNS de l'Internet. L'adressage sémantique est une extension universelle naturelle et numérique (IPv6) du nommage internet et des structures informatiques vers le repérage des idées.


4. l'introduction d'un système d'interopérations

Ce système Netix permettra la création, l'utilisation et la gestion des espaces relationnels des internautes. Il devra rester interopérable avec la strate Internet et les autres développements comparables qui pourraient être engagés.

Il fournira un interface pour les services de base (télécom), à valeur ajoutée (datacoms) et étendus (métacoms) conforme au modèle étendu des communications documenté par Intlnet.


5. les actions politiques, de relations publiques et normatives corolaires

Le but est de permettre et d'obtenir les conditions d'une d'une acceptation de l'usage de l'Intersem par la communauté et la gouvernance mondiales de l'Internet, à travers la progression du terme commercial "Internet Plus" et de l'augmentation progressive de son contenu.


Technique

Les projets en cours concernent :

  • la mise en place de l'ONSEC (Open Network Standard Enhanced Cooperation). Son propos est la publication des Open Network Standard Documents (ONSD) documentant l'Intersem.
  • la documentation du format de l'adressage sémantique compatible avec les DNS et les structures informatiques (draft IETF)
  • la création d'un comité "IP 2010" pour l'activation des solutions et standards IPv6 capable de supporter le "plug and play" nécessaire.
  • la proposition d'une charte pour les conditions d'intertest en vraie grandeur de l'évolution de l'Internet et de sa Gouvernance (Draft IETF).
  • documentation du ML-DNS (Multi-Ledger DNS) pour le support multilinguistique et de nombreuses autres applications.
  • le développement pratique d'une "Interbox" permettant le déploiement de réseaux maillés locaux (personnels, entreprises, localités, pays).
  • un travail commun de costandardisation des projets de ses Membres et de la communauté @large mondiale.
  • le projet Sécuricode d'alphabet universel sécurisé avec le MLTF. Il consiste en une alternative sécurisée et étendue à Unicode, basée non pas sur l'empilement des tables existantes, mais sur le graphisme indépendamment de l'écriture.

    Ainsi, le o, le o cyrillique et l'omicron grec ont-ils le même code. Ceci est nécessaire à la lutte contre le phishing, l'homomorphisme des noms de domaine linguistiques (paraissant les mêmes, mais ne l'étant pas) et a de nombreuses applications de sécurité (passeport, noms dans les bases de données, etc.). Ce projet est considéré comme valant l'effort de la RFC 5242 pour tenter de le déstabiliser. Le travail est conséquent, mais il peut se faire dans le cadre de la documentation de l'ONSD 3166-4, des netlocales, en utilisant les tables des ccTLD (liste des caractères autorisés) et WenQuanYi pour les caractères CJK. De façon plus générale, les projets Unifont pourraient peut-être être utilisés.


Gouvernance de l'Internet

Il nous parait primordial que le support français et européen de la Gouvernance de l'Internet tienne compte de la composante que nous représentons. A cette fin nous avons pris l'initiative de deux "coalitions dynamiques" de fait :

  • d'un futur Forum Européen de la Gouvernance de l'Internet (Euro-IGF) en tenant à la disposition de tous les projets qui souhaitent s'y agréger un site internet répondant aux noms de domaine d'un tel forum.
  • d'un Forum de la Gouvernance de l'Internet français (FGI-FR) dont nous avons protégé la neutralité par la création d'un secrétariat associatif de gestion, dont la Direction sera transférée selon les directives à recevoir du futur Président du FGI-FR.

    Le FGI-FR a commencé à fonctionner. Son premier Comité est nommé "IP 2010" proposé pour la définition de l'environnement IPv6 nécessaire à l'Internet Plus.

Cette double action au service de la communauté Internet nous parait tout à fait légitime au titre de la société civile et de la communauté technique. Elles sont bien entendues ouvertes à tous.


Communauté @large internationale

france@large avait proposé qu'un débat, ouvert à tous les @larges (utilisateurs pilotes) de l'Internet, soit hébergé par l'ALAC (le comité consultatif @large de l'ICANN) ou/et l'ISOC. Ceci impliquait que l'attitude de l'ICANN à l'égard des Membres de france@large soit clarifiée.

  • L'ALAC et l'EURALO s'étant refusés à commenter leur refus de considérer france@large comme une structure @large, même après les discussions amicales qu'ils avaient demandées.
  • en raison de l'absence totale de coopération du Personnel de l'ICANN (nous n'avons toujours pas reçu d'autre réponse à notre candidature qu'un brouillon bâclé en anglais qui, de ce fait, s'avère totalement incompréhensible),
  • alors que le calendrier se fait pressant avant Hyderabad qui est la dernière réunion de l'IGF avant la fin du "JPA" qui règles les relations entre l'ICANN, le gouvernement américain et, par-là, avec le GAC (Comité Consultatif des Etats).

Dans ces conditions, france@large ne pouvait que proposer de porter le débat au niveau global des utilisateurs de l'internet et d'activer sa proposition ATLAX (Internet At Large eXchange), pour un débat ouvert à tous les utilisateurs pilotes de l'Internet, hors toute influence spécifique.

C'est pourquoi france@large a mis le site http://atlax.org, à la disposition des @larges de tous les pays, toutes les langues et de toutes les cultures pour être un espace d'échange entre @larges. Utilisateurs pilotes de l'Internet, co-propriétaires de leur infrastructure internet (internef), entrepreneurs, étudiants, fanas des NTIC et geeks de tout type, pourront y discuter de leurs problématiques communes, d'une attitude, d'une politique ou même d'une stratégie concertée pour "un Internet Plus pour chacun des sept milliards d'entre nous" et non pas "un internet pour les riches" comme semble le proposer l'ICANN avec son projet de mise aux enchères des gTLD.

Les axes de réflexion proposés par france@large sont, par exemple :

- le Droit de l'Homme à l'existence numérique sous forme d'une adresse permanente, anonymisée pour une stricte protection des données personnelles, et protégée, unique pour chacun et multiple pour chaque espace relationnel.

- en continuité technique du système de nommage internet (DNS) un adressage sémantique des idées, une identité numérique protégée des personnes, et une capacité simple de micro-paiement ouvert, stable, cohérent, multilingue, et non-lucratif pour tous.

- une architecture innovante et distribuée de l'extension, de la localisation, et de la personnalisation des référentiels IANA pour supporter une société de l'information qui soit "people centric, à caractère humain, centrada on la persona".

- une gestion libre de toute capture et intergouvernée au sein de coopérations renforcées locales, nationales, régionales et mondiales incluant les organisations @large à leur place fondée sur les principes de subsidiarité et de proportionnalité, et légitimée par les résolutions du SMSI.

- L'ICANN est, pour les utilisateurs pilotes @larges, un partenaire important du contexte de l'Internet. Ils ne peuvent être indifférents à son évolution, soit pour l'inclure à sa place dans un nouveau contexte de la Gouvernance de l'Internet, soit pour s'en affranchir s'il s'avère que l'ICANN n'est ni intéressée ni influente en ce qui concerne les préoccupations des utilisateurs pilotes


Capture du IANA

Une préoccupation majeure de france@large, qu'elle combat depuis quatre ans, est la capture du IANA qui ne peut qu'être qu'échoir à Google par une sorte de "pente naturelle" de décisions prises sans cohérence apparente qui ont même alerté l'AFNIC qui s'opposait pourtant à nous sur ce sujet.

Le IANA est une base de données physiquement centralisée sur des machines d'une université dont le but est de propager les valeurs américaines. Tout est mécaniquement en place pour qu'il soit raisonnable dans les conditions de sous-développement actuel du support linguistique de transférer cette base chez Google, en raison de la charge que Google peut lui créer.

Il n'y a pas de degré à une telle capture qui ne peut qu'être totale et irréversible. Le IANA c'est la documentation de quatre domaines : - le nommage - l'adressage, les deux sous la responsabilité de l'ICANN. - les paramètres des protocoles responsabilité (disputée ?) de l'IETF. - la multilinguistique sous le contrôle de Membres d'Unicode.

La manière dont des dirigeants de Google, également dirigeants clés de l'ICANN et de l'IETF font spécifier le support multilinguistique, le rend trop lourd à supporter par les machines du IANA.


IIC Capture de l'ICANN

Les Membres de france@large sont d'accord avec l'ICANN lorsqu'elle place sa protection contre la capture au centre de leur préoccupation. Ils sont toutefois incertains sur deux grands points au moins :

  • la proposition de l'ICANN ne considère pas les aspects de résilience et de survivance techniques, comme si la protection contre les Dénis de Services, la concurrence et l'érosion du temps était sous-traitée ailleurs. La taille et le domaine d'activité des sponsors que recherche l'ICANN, donnent à penser qu'elle pourrait vouloir proposer - basée sur l'expérience de l'UDRP et l'intérêt pour l'OpenID - une culture légale mondiale "à travers et par le système de nommage" exclusif de l'agence de l'ICANN qui s'en trouve pérennisée. C'est ce à quoi poussent les industries de la Musique et des Médias. Ceci pourrait avoir des conséquences telles sur le développement (RFC 3869), le déploiement, l'accès , la neutralité, l'usage et donc sur la "médiasphère " (netcentricity) à laquelle les utilisateurs pilotes @large de l'Internet sont le plus sensibles : la qualité et les caractéristiques de leur environnement réseau.
  • le manque de définition de ce que capture veut dire. Quel est le degré existant de capture de l'ICANN? par qui ? quels sont les différents scénarios de capture auxquels nous devrions être attentifs et craindre? Comment mesurer les risques de capture? Quels sont les signes avant-courreurs qui pourraient nous prévenir? Est-ce que "capture" pour les uns pourrait êre qualifié de "libération" pour les autres ? Qui en décide ? Par exemple, à travers les conversations avec EURALO, le personnel ICANN, d'autres organisations et observateurs et l'absence de discussion avec le Personnel de l'ALAC, france@large a pu vérifier que sa non-reconnaissance comme structure @large par l'ICANN résulte d'une certaine capture actuelle par des intérêts qui s'opposent aux vues, aux efforts et intérêts des Membres de france@large.

C'est pourquoi france@large appelle à un débat au fond sur une coopération renforcée mondiale pour l'administration du nommage et de l'adressage (IGF/World Enhanced Cooperation for the Administration of Names and Numbers (WECANN)).

Les questions qui se posent :

  • est-ce que l'ICANN veut faire partie de la coopération renforcée, et si oui dans quelle capacité ?
  • sans le IANA, l'ICANN ne vaut pas un sou. Or les fonctions IANA sont déléguées par le gouvernement US pour ce qui concerne l'héritage Internet américain. L'agrément de Tunis implique qu'elles sont transférées dans le cadre de l'IGF pour ce qui concerne l'Internet Multilingue. (a) cela signifie que l'ICANN peut encore être capturé par les USA de différentes manières, comme le montre la réponse de PDT aux questions d'Eliot Noss (b) quel est l'engagement américain de transférer le IANA à la communauté internet via l'ICANN à la fin du JPA ? Ou à une coopération renforcée du FGI ? Les utilisateurs pilotes @large de l'Internet estiment avoir la compétence, le besoin et la légitimité reconnue pour être membres d'une telle coopération.
  • de la même manière l'ICANN n'a pas grande valeur si elle rentre en conflit avec l'IETF, ceci la rend dépendante d'une capture de l'IETF. La question de la protection contre la capture et de la situation actuelle de l'IETF se pose donc également.
  • de la même manière, l'ICANN et l'ISOC sont trop proches pour que les mêmes questions ne soient pas posées en ce qui concerne ISOC.
  • la position ministérielle française s'attache à trois grandes préoccupations : adressage, nommage et multilinguisation. Elle sera à la base du sommet ministériel européen de Nice les 6/7 octobres 2008 et décideront la proposition française pour une stratégie européenne e 26 nov. 2008 qui aura toute l'attention à Hyderabad. Le secteur privé, les organisations internationales, la communauté de recherches et normative et la société civile doivent accompagner cette construction d'un consensus européen qui influera certainement fortement fin août 2009 pour ce qui concerne la réorganisation de la gouvernance de l'internet.


Internet Plus

L'"Internet Plus" c'est une dynamique d'utilisation de l'internet pour aller plus loin pour chacun des 6.5 millards d'humains, par l'addition homogène d'avancées telles que :

  • le Web 2.0 et 3.0, blogs, wiki, web services, référentiels, ontologies, aides à l'interpensée, etc.
  • TCP/IPP - TCP/IP Plus, caractérisé en particulier par l'intégration au sein du protocole TCP/IP de l'Internet de l'en-tête IPv6. Il implique que chacun dispose d'une adresse IP permanente anonymisée (une révolution comparable à celle du passage au téléphone automatique) et d'un nombre d'extensions (sous-adressage IP fixe; mobile et virtuel) plus vaste que tout l'adressage internet actuel, pour s'ouvrir à l'innovation d'une multitude de services et de possibilités "plug and play" dont le plan d'adressage va être concerté, et dont chacun pourra se faire un producteur.
  • la perception ainsi permise de chaque internaute comme le maitre de son internef à travers l'espace d'échanges numériques, dont il va organiser l'externet c'est à dire le réseau des serveurs webs, blogs, wiki, applications et services qu'il va décider de partager avec ses différents cercles relationnels.
  • une évolution vers un contexte réseau où chaque espace relationnel public, commun ou privé, pourra disposer de son propre nommage à l'abri des piratages, de moyens d'authentification et de mémorisation répartie protégés et sûrs, d'une approche personnalisée et multilingue de son environnement numérique, d'une messagerie sans spam, de P2P en micropaiement, et d'une véritable intelligence du réseau pour des services étendus et personnalisés.
  • la finalisation de la convergence numérique des technologies, une stabilisation de la virtualité et des besoins multilinguistiques, le déploiement de l'internet des objets et des services, et l'émergence sémantique de l'Internet des idées, des référentiels de savoir, des technologies de facilitation intellectuelle et relationnelle.

Cette vision architecturale de l'utilisation de l'Internet est engagée par france@large qui rédige actuellement une feuille de route pour sa documentation ou chaque membre de la communauté @large mondiale, c'est à dire des utilisateurs pilotes de l'internet, peut contribuer à travers la liste ATLAX.



Nous avons besoin

Cette note se situe dans le cadre des Assises du Numérique. Elle s'adresse donc plus particulièrement à l'Etat. De l'Etat nous attendons deux choses :

  • qu'il analyse convenablement ce qu'impliquent aujourd'hui les notions de nation, de virtualité nationale, de patrie et de protection du patrimoine, et de devoirs et de services régaliens.
  • qu'il agisse en conséquence.

Ce sujet est tellement vaste que dans l'état de la réflexion actuellement menée par france@large nous donnerons une liste de suggestions qui nous paraissent particulières et nous reprenons la liste des Priorités Numériques telle qu'elle a été étendue dans le cadre du FGI-FR.


Des suggestions

Pour y aider, nous notons ici quelques suggestions que nous pourrons étendre peu à peu.


Métaphore de l'Etat sur mer

Les Internefs des Internautes ne naviguent pas dans un espace de non-droit, pas plus qu'elles ne naviguent dans les eaux intérieures des lacs et des rivières. Les @larges expérimentent une zone de droit et de relations internationales fort comparable à celui du droit maritime, et sans doute naissant de l'espace. Il s'agit du droit de la virtualité.

Cette virtualité, notre modélisation la comprend comme la cristallisation de l'imaginaire par l'adhésion de ses partenaires à une axiologie commune. Un compte en banque est quelque chose de virtuel, mais parfaitement effectif en raison de l'adhésion de tous, y compris de l'Etat à son axiologie.

Nous avons besoin que l'Etat ne transpose pas la loi commune à la virtualité, nous avons besoin qu'il construise le droit international de la virtualité et ce qui s'y applique aux nationaux. Ce n'est certes pas aussi simple que le Droit maritime, car les internefs des internautes sont elles-mêmes virtuelles et leurs marchandises (musiques, textes, etc.) peuvent être réels.

Puisse cette métaphore, aider l'Etat à comprendre que de faire maronner un pirate musical sur une ile déserte pendant quinze jours n'est pas nécessairement aisé et adéquat. Il ne s'agit ici que d'un exemple : il semble que la métaphore maritime exprime bien beaucoup de choses de l'internet. Autant en profiter, se souvenant que l'internet lui-même c'est un "entre-réseau", en autres termes la haute-mer et donc pas la Seine soumise à un Préfet de Police. Et que de plus en plus les internefs seront de haut-bord.


Métaphore du Braquage

Les hommes se sont d'abord protégés de la violence physique par des remparts et des chevaliers. Puis de la violence verbale et procédurale par des lois et des avocats. Aujourd'hui la violence est automatisée et le combat est un combat de complexité et d'ingénieur.

Nul ne peut se protéger d'un braquage. Que fait-on ? On rend le braquage complexe et couteux à réaliser par rapport au gain escompté. La protection des personnes est dans le cout de la complication que représente la violation de la complexité, par rapport à la faiblesse du cout que représente son respect.

Il est donc nécessaire que les lois concernant l'internet soient discutées avec des ingénieurs. La rapidité des attaques et la complexité des recherches rendent illusoire la punition du tribunal qui met en prison. La loi doit penser en terme de rétribution technique de l'agression, et la permettre. C'est sans aucun doute un changement important de paradigme législatif.


Le pôle Régalien

L'Etat doit se souvenir qu'il est un partenaire comme un autre de l'intergouvernance, dont la vocation est d'assurer des services régaliens à ses partenaires. L'un d'entre eux est certainement d'être un "conveneur" capable d'utiliser la notoriété et les moyens communs pour des concertations à moindre cout et à meilleure audience.

Il doit donc veiller à ne pas déséquilibrer le dialogue numérique actuel en tirant avantage de la considération qui lui était attribuée dans le cadre de l'Etat-Nation. Il déséquilibrerait et mettrait à mal la "Gouvernance-Nation" actuelle. Par exemple, un Ministre sans budget n'a qu'une force de persuasion. Il doit veiller à avoir raison pour que les faits le confortent, sinon il va utiliser le prestige régalien en vain : dans un univers où le qualitatif régalien change d'image et le quantitatif financier ne compte plus (et pour cause dans ce cas)n c'est le significatif de qui à raison qui l'emporte.


L'accès à l'Internet

Chaque utilisateur va être attentif à sa capacité d'accès et au débit réel qu'il va pouvoir obtenir. Mais de la même manière que pour les autoroutes. Par où passe-t-elle ? Quel est le montant et la logique d'évolution du péage ? Quel est l'avantage ?

L'accès à une borne Internet va rapidement devenir tellement trivial et peu couteux que l'on va bientôt considérer qu'il doit être gratuit et universel. Comme les routes et les rues. On ne parle pas vraiment d'"accès à la rue". On parle plutôt d'avoir pignon sur rue.

L'accès c'est donc de pouvoir accéder à qui on veut. Comme au téléphone. On veut accéder à un interlocuteur, pas à la tonalité. Accéder à un interlocuteur que l'on ne comprend pas n'est pas non plus un véritable accès. La multilinguistique doit suivre.

L'Etat doit dire quelle part il prend au titre régalien dans ces deux problèmes.

  • Il faut une adresse permanente à chacun et toutes les sous-adresses qui répondent à ses besoins. Nous pensons que ceci est un droit de chacun. Nous pensons aussi que cette adresse doit être anonymisée, ce qui implique un plan d'adressage IPv6 qui puisse supporter cela. france@large lance le comité IP 2010, il serait intéressant que l'Etat y participe ou catalyse sa reprise par plus compétent ou impliqué et assiste la tenue de réunions de travail interprofesionnelles et avec les organisations de consommateurs.
  • il faut un service de nommage multilingue. Cela a un cout politique et économique. Ce nommage doit respecter les accords internationaux de réciprocité commerciale (".fr" en chinois) et la souveraineté nationale. Ceci veut dire que le nommage national multilingue est un service public au même titre que le service en ASCII.

Au sein de l'écosystème numérique nous avons donc besoin :

  • d'adresses permanentes répondant à nos besoins
    • d'accès : postal, téléphonique, internet
    • de routage : liste rouge, choix du FAI, utilisation de sous-réseaux, adresses cryptées, mobiles, etc.
    • de présentation : langue, informations sur l'appelant, services étendus la relation
    • etc.
  • de sous-adresses pour une multitude d'applications
    • plug-and play domestique
    • moteur d'accès direct à des informations protégées
    • organisation de patrimoine cognitif
    • etc.

Dans un monde où les données enregistrées doublent tous les quatre ans, la première des individuations est de nous permettre d'être repérés et de repérer nos données, de les classer et de les interopérer avec nos interlocuteurs (ne serait-ce que pour ne pas retransmettre de la non-information [des données qu'il a déjà]) et de les protéger.


La Preuve par 7

Pour doter tous les Français en ligne d'une adresse Internet Permanente il existe deux solutions simples :

  • en test : leur donner leur numéro de téléphone après un préfixe de test.
  • permanente : utiliser le "7". Un questionnaire de l'ARCEP posait une question allant dans ce sens.

Ceci se fonde sur une autre proposition simple : que l'UIT gère un bloc /3 IPv6 - comme elle s'est déjà portée candidate - pour la gestion d'un plan mondial intégrant de multiples services télécoms et de routage géotopologiques à IPv6.


Haut débit

La technologie actuelle de l'internet est une énorme déperdition de données. Il transmet surtout de la redondance. Seul un programme de recherche et d'organisation du territoire peut organiser - en parallèle du haut débit physique - les conditions d'un haut débit efficace, et des services similaires.

Le Multicast et les technologies de compression des échanges sont pour les @larges des technologies nécessaires pour assurer la continuité des relations même avec des objets ayant de très faibles puissances et ne pouvant assumer la déperdition d'énergie que représente l'entropie actuelle de l'Internet.

Dans le cas de la mobilité qui est sans doute le besoin premier, seul le niveau le plus bas du débit possible peut être pris en compte par l'utilisateur et ses applications.


Extension des Droits de l'Homme

Nous aimerions voir une proposition française qui articule les droits numériques de l'Homme comme fondement au droit dans ce contexte. Il pourrait s'agir de deux paragraphes :

  • l'un disant le droit à l'existence numérique de chacun (adresse, formation, site minimum, liberté de déploiement, hébergement numérique politique, etc.), à la propriété (qui s'arrête à la nécessité de l'autre [brevets]) et au secret numérique, à la liberté d'expression, et au droit de recevoir ou de ne pas recevoir, et au droit de s'associer en ligne.
  • l'autre affirmant le respect numérique de l'homme par la machine.


JTC1/SC32/WG2

Ce qui se passe au "JTC1/SC32/WG2" est fondamental puisqu'il s'agit des registres de métadonnées (la métastructure de l'Internet sémantique). Un domaine où la France devrait être leader, comme elle l'est au TC46 de l'ISO (information documentation). Il est urgent qu'un comité miroir de l'AFNOR soit constitué, que son accès soit ouvert à tous ceux qui peuvent contribuer à ce sujet des plus ardus. Il y a là une double importante industrie pour la France :

  • le développement de systèmes distribués de serveurs de registres sécurisée
  • l'organisation, la compilation et l'exégèse des ontologies qu'ils peuvent supporter.


FGI-FR

Il nous semble important que notre initiative d'un FGI-FR soit étoffée en coopération avec celui des assises et d'autres efforts engagés comme Euro-DIG. L'Internet est d'abord un outil de facilitation du réseau humain à l'époque du numérique.

Il n'est pas le seul.


Définition légale de l'I/internet

La loi française ne définit pas "internet" ni ce qu'il peut avoir de spécifique en matière de délit. Elle définit une certaine pratique de l'enregistrement de son nommage. Elle n'assigne aucune contrainte opérationnelle ni de qualité à ses opérateurs.

Tant que la loi ne donnera pas une définition légale du mot internet, et de ses ayant-droits, nous aurons une grande difficulté à comprendre de ce dont on parle.

C'est pourquoi france@large vient d'engager un projet de terminologie multilingue de l'Internet qui va devenir crucial lors des réunions de travail franco-françaises en préparation, et des rencontres internationales qu'elle souhaite susciter, et de l'effort de recherche appliquée qu'elle engage.


Les zones françaises de nommage

Le SMSI a souligné la souveraineté des Etats en ce qui concerne leurs zones de nommage. La France s'est dotée d'une loi qui en fait un service public, dont le décret à enfin été publié. Un questionnaire a été diffusé à ce sujet. france@large souhaite reprendre ici certaines de ses réponses qui ont un impact direct ou indirect sur l'économie numérique.


Attractivité

Les suffixes français n'ont pas à être attractifs, mais précis. Ils doivent simplement signaler que le nom de domaine concerné relève de la virtualité française matérialisée par son registre. Ceci est conforme à ISO 11179 (registres de métadonnées) qui peu à peu normalisera l'interopérabilité mondiale. (JTC1/SG21/WG2).


Mission

Ce service public a vocation d'être l'"état-numérique" national, pas une activité commerciale positionnée sur le marché compétitif international.

Aucune limitation autre que celle de la loi ne peut s'appliquer. Ces limitations ne peuvent être exercées a priori que si elles sont les mêmes pour tout le monde, c'est à dire résultant de procédures automatiques (listes noires, listes de mots protégés).


Coordination des positions en jeu

La politique de confidentialité des données personnelles devrait être la même que celle de l'état-civil, du registre des associations, du registre des métiers et du registre du commerce qu'il complète et avec lequel il sera nécessairement à terme harmonisé, comme le font déjà d'autres pays (Chine), selon la norme ISO 11179 déjà citée. Il convient que leurs règlementations soient coordonnées dès le départ et approuvées par la CNIL.


Continuité e-territoriale

france@large estime préférable de pratiquer une politique de continuité e-territoriale, d'égalité et de fraternité culturelle avec les zones de nommage des territoires d'outre-mer. Il s'agit de la continuité virtuelle française à l'heure de la mondialisation.


Cas particulier du ".tf"

Le suffixe ".tf" est celui des Terres australes françaises sans résident permanent.

france@large a pris l'initiative du projet ACTF ("au coeur des textes français") pour que .tf soit le TLD des textes en français pour les arts, cultures et technologies francophones.

  • cela parait approprié pour un territoire sans résidents et pour passagers des scientifiques francophones.
  • pour ne pas gêner d'autres efforts dans le même sens elle diffère le déport d'une association et la réunion d'un solide comité de parrainage afin de se laisser le temps d'organiser une approche concertée. Elle propose la recherche de la disposition d'un site local pour y créer, dans de bonnes conditions climatiques et de risques de pollution réduits, une solution d'hébergement de la mémoire informatique des données culturelles de la francophonie.
  • cette association pourra le cas échéant fournir et promouvoir des noms de domaine ".tf, textes français" aux auteurs, chercheurs, etc. de publiant en langue française et langues de France et de la francophonie. Il s'agirait d'un équivalent francophone au ".cat" catalan.


Les Registres du service public d'état-numérique

Deux fonctions différentes sont concernées : le registre et le service DNS.

  • L'enregistrement d'un nom de domaine est une action ponctuelle qui consiste à introduire un nom de domaine dans une base de données.
  • Le service de publication ensuite fourni pendant un an consiste à permettre sans aucune interruption ni erreur à ce nom d'être résolu par les interrogations DNS des internautes.

Ces deux services ont des contraintes opérationnelles et des obligations nationales, internationales, légales et architecturales de nature différentes.

Ainsi, il est indifférent que le service de registre soit unique ou pas dans les conditions où il est demandé qu'il soit opéré. Il est vital que le service opérationnel de publications soit soumis à un cahier des charges précis en terme de ses obligations d'opérations, de sauvegarde, de protection, de défense, d'intelligence économique, de relations avec la justice, etc. dont la plus part ne sont pas abordées par les suggestions opérationnelles des Requests for Comments (RFC) et Best Community Practices.

Les services proposés et les informations possédées font de ce système l'installation la plus vitale et la plus sensible de la nation. Ils génèrent, dans les conditions actuelles de perception et d'usage du DNS, le territoire virtuel français, le fondement de son économie, et bien souvent maintenant la vie même de ses citoyens.

L'accès et l'utilisation de l'ensemble des ressources nationales, publiques, civiles, économiques et de défense dépendent de lui. La connaissance de ses archives d'exploitation est une formidable source d'intelligence économique. Sa défaillance peut avoir sur les personnes et les entreprises des conséquences que la loi doit assimiler à un fait informatique indépendant de leur volonté dont la vérification doit pouvoir être faite par la Justice. Il est à la fois le cœur des risques majeurs informatiques de la nation et la seule capacité de gérer une réponse de protection civile qui demanderait la mobilisation des moyens internet, par exemple en cas de nuage nucléaire brouillant les installations hertziennes.

Il est donc vital que l'opérateur de ce (ou de ces) système réponde à un cahier des charges visé par l'ensemble des ministères, les représentant du secteur industriel et bancaire, des organismes de santé et de protection civile, et de consommateurs. Si les Etats-Unis tiennent à conserver le contrôle du fichier racine, c'est d'abord en tant qu'installation sensible (dont ils estiment les risques dus à sa défaillance au même niveau qu'une attaque nucléaire - http://whitehouse.gov/pcipb) une stratégie de sécurité et de défense cybernétique. Le présent questionnaire devrait participer à sa contre-partie française).

En conclusion d'un banc test de deux ans, conforme aux recommandations de l'ICANN (document ICP-3) et deux réunions de concertation (Renater et ministère de la Recherche), france@large a suscité et catalysé l'association AFRAC (http://afrac.org) sur ce thème.


Suffixes géoculturels

Il s'agit d'initiatives privées qui relèvent légitimement de l'initiative citoyenne, régionale, locale ou privée, et cela, au terme des déclarations du SMSI, signées par la France. Elles fondent une société de l'information sur la capacitation des personnes humaines.

L'action de la France et de l'Etat devrait être que de tels projets puissent être supportés, sans obligation, par un opérateur soumis au cahier des charges évoqué plus haut afin d'assurer à tous et aux économies locales la même qualité de service, dans la même logique tarifaire que les autres suffixes. Ils doivent ainsi pouvoir faire l'objet d'initiatives innovantes, et de libres choix individuels, dans un cadre associatif et à but non-lucratif.

france@large a suscité, catalyse et entend supporter l'initiative Multilinc qui a déjà pris ses marques auprès de l'IETF et de l'ICANN et engagé plusieurs projets en France et à l'étranger pour le support de l'adressage sémantique dont l'espace de nommage du DNS est qu'une très petite partie. Les relations entre l'adressage sémantique et le DNS, et son support à travers le ML-DNS pour les aspects multilingues et les applications IDNA sont conduites en correspondance avec le groupe de travail IDNABIS de l'IETF.


Sécurité fiabilité de fonctionnement du Nommage Internet national

La sécurité et la fiabilité du fonctionnement du « .fr » et des autres extensions françaises ne nous semblent pas satisfaisantes.

Il n'y a pas mesure de sécurité connue concertée vis-à-vis des risques majeurs, terroristes et militaires, de protection en terme d'intelligence économique et stratégique. Les installations sont bien moins protégées que celles de Google. Il n'y a pas de réplique nationale du système de serveurs racines (ex. ORSN). Il n'y pas d'information prodiguée sur la sécurité internet.

L'indépendance nationale et le développement d'IPv6 demandent à ce que le registre fournisse également des services de Registre National pour les adresses IP et définisse une politique claire en terme de DNSSEC.

L'effort souhaité vers IPv6 n'a que peu de sens s'il ne se fait pas selon un plan d'adressage ne tenant pas compte de la souveraineté et de la topologie du réseau national afin de favoriser sa croissance, sa sécurité, sa rapidité.


Aménagement e-territorial

france@large souhaite travailler à un internet local pour tous, basé sur un nommage local ".code-postal.fr". Il l'a étudié par le prototype Webs de France, pour explorer un système de convivialité et de sécurité compatible avec les projets actuels de la Poste qui en résulte.

Ce type de projet est très simple, excessivement porteur, fondé sur un mariage opérationnel des bases de données publiques du Ministère des Finances et de l'INSEE pour les statistiques locales, facteur d'organisation de l'e-territoire. L'association Webs de France a été créée pour servir de structure d'accueil à la gestion d'une telle base de données et à la compilation de bases nationales de données et d'informations locales publiques, privées, et interactives. Il peut se doubler d'un service "e-postal" permettant d'adresser un courriel à l'adresse postale des gens, rendant ainsi tous les Français joignables par mail.


DIC 103

La [1] est la collection de Documents d'Internet Commun (DIC) publiée par l'AFGI pour tenir informée la communauté Internet française sur les sujets thématiques qui la concerne. La DIC 103 concerne les priorités numériques.

<citation>

Le secteur de l'infrastructure numérique est à la base du dispositif de communication national. Il supporte la superstructure logique et la métastructure sémantique. Dans ce domaine la proposition régalienne est de première importance. Ce document est donc structuré à partir des propositions numérotées faites par le Secrétariat d'Etat au Développement de l'Economie numérique (SEDEN) [2] et est enrichi des propositions des Membres de la Gouvernance de l'Internet français (FGI-FR).


Permettre à tous les Français d'accéder aux réseaux numériques

  • Proposition SEDEN nr. 1 Favoriser l'accès au haut débit fixe et mobile pour tous les Français en 2012?
  • Proposition SEDEN nr. 2 Offrir un nouveau paysage audiovisuel numérique à l'horizon 2012?
  • Proposition SEDEN nr. 3 Fairedela Francelundesleaderseuropeensdutreshautdebit?
  • Proposition SEDEN nr. 4 Accroître l'accès des Français aux équipements et services numériques?
  • Proposition SEDEN nr. 5 Réduire la fracture numérique en Outre-mer?
  • leadership franco/européen de l'Internet Multicast, "espace de transit neutre des communications de groupe".


Evolution vers un Internet Sémantique Etendu et Multilingue (Intersem)

  • proposition france@large nr. F4 - droit universel à une adresse permanente protégée cryptée et sous-adresses fixes, mobiles et virtuelles.
  • proposition france@large nr. F5 - plan de déploiement pour atteindre l'objectif de 20% d'adresses IPv6 en 2010.
  • proposition france@large nr. F6 - plan d'adressage géotopologique IPv6 en continuité avec le téléphone (utilisation du "7").
  • proposition france@large nr. F7 - un ML-DNS apportant à toute langue, écriture et pays la stabilité du DNS ASCII actuel.
  • proposition france@large nr. F8 - adressage sémantique (généralisation du nommage et IPv6, internet des idées, référentiels, netlocales)
  • proposition france@large nr. F9 - annuaire/ontologie universelle multilingue de la continuité numérique.
  • proposition france@large nr. F10 - loi sur le numérique personnel (données personnelles, services étendus, dépendance numérique...)


Développer la production et l'offre de contenus numériques

  • Proposition SEDEN nr. 6 Améliorer la diffusion des contenus cinématographiques et musicaux
  • Proposition SEDEN nr. 7 Sécuriser la diffusion de l'écrit et le développement de la presse dans l'économie du numérique?
  • Proposition SEDEN nr. 8 Assurer la protection de l'enfance?
  • Proposition SEDEN nr. 9 Lutter contre la cybercriminalité
  • Proposition SEDEN nr. 10 Accompagner le déploiement des technologies et des services de l'Internet mobile et de l'Internet?
  • Proposition SEDEN nr. 11 Développer le secteur du jeu vidéo?
  • Proposition SEDEN nr. 12 Développer l'industrie du logiciel
  • Proposition SEDEN nr. 13 Adapter les formations aux besoins du numérique?


Diversifier les usages et les services numériques

  • identifier la réalité des Nouvelles Technologies d'Information, de Communications et de Services
  • Proposition SEDEN nr. 14 Renforcer la confiance numérique?
  • Proposition SEDEN nr. 15 Accroître les usages du numérique dans l'enseignement scolaire
  • Proposition SEDEN nr. 16 Bâtir l'université numérique?
  • Proposition SEDEN nr. 17 Déployer les TIC au service de la santé et du bien-être ?
  • Proposition SEDEN nr. 18 Développer le commerce électronique?
  • Proposition SEDEN nr. 19 Encourager le télétravail?
  • Proposition SEDEN nr. 20 Rendre l'Etat exemplaire en matière de service : le développement de l'administration électronique?
  • Proposition SEDEN nr. 21 Faciliter l'accès à la justice par le numérique?
  • Proposition SEDEN nr. 22 Accélérer la compétitivité et la croissance des entreprises par le numérique?


Numériser la société et l'industrie

  • rôle des normes globales et des standards nationaux
  • numérisation des processus
  • compétitivité par la numérisation de notre industrie
  • NTICS système nerveux des organisations performantes
  • éclatement des structures intégrées féodales, travail collaboratif en réseau
  • standardisation des systèmes croisés d'alerte et de traçabilité publics, collectifs, civils, industriels
  • gestion e-tendue intégrée (fonds de roulement, actifs circulants, immobilisations, ruptures )
  • aides et incitations à l'utilisation pilote
  • réduction des dépenses d'énergie, des pertes de matière première, de temps, des déchets par l'intelligence numérisée des process.


Adapter notre organisation et notre gouvernance aux enjeux du numérique

  • Proposition france@large nr F1. Réfléchir sur les moyens de nous protéger contre la numéricratie.
  • Proposition SEDEN nr. 23 Fusionner les instances chargées de l'auto-régulation, de la co-régulation et de la consultation?
  • Proposition SEDEN nr. 24 Faire émerger une gouvernance européenne et internationale de l'Internet
  • proposition france@large nr. F3 Evaluer la menace et les risques majeurs numériques et mettre en place les protections capables de les parer.


Bâtir la société de demain avec et par le numérique

  • Proposition SEDEN nr. 25 Appuyer le développement de la recherche, de l'innovation et de la création d'entreprises
  • Proposition SEDEN nr. 26 Recourir au numérique pour opérer la mutation environnementale de la société?
  • Proposition SEDEN nr. 27 Faire du numérique un outil pour bâtir la ville du XXIe siècle
  • Proposition france@large nr. F2 Réflexion commune sur le téléurbanisme et le réaménagement du territoire.

<fin de citation>






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