20080717 - Support au projet ATLAX.ORG

Un article de Wiki.

france@large avait proposé qu'un débat ouvert à tous les @large (utilisateurs pilotes) de l'Internet soit hébergé par l'ALAC (le comité consultatif @large de l'ICANN) ou/et l'ISOC. Ceci impliquait que l'attitude de l'ICANN à l'égard des Membres de france@large soit clarifiée.

  • L'EURALO et l'ALAC s'étant refusés à commenter leur refus de considérer france@large comme une structure @large, même après les discussions amicales dont nous étions convenus
  • et en raison de l'absence totale de coopération du Personnel (nous n'avons toujours pas reçu d'autre réponse à notre candidature que le brouillon bâclé en anglais qui, de ce fait, s'avère totalement incompréhensible),
  • alors que le calendrier se fait pressant avant Hyderabad qui est la dernière réunion de l'IGF avant la fin du JPA qui règles les relations entre l'ICANN, le gouvernement américain et, par-là, avec le GAC (Comité Consultatif des Etats).


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Sommaire


Activation d'ATLAX

Dans ces conditions, france@large ne peut que proposer de porter le débat au niveau global des utilisateurs de l'internet et d'activer sa proposition ATLAX, Internet At Large eXchange, pour un débat ouvert à tous les utilisateurs pilotes de l'Internet, hors toute influence spécifique.

C'est pourquoi france@large met le site http://atlax.org, à la disposition des @larges de tous les pays, toutes les langues et de toutes les cultures pour être un espace d'échange entre @larges. Utilisateurs pilotes de l'Internet, co-propriétaires de leur infrastructure internet, entrepreneurs, étudiants, fanas et geeks de tout type, pourront y discuter de leurs problématiques communes, d'une attitude, d'une politique ou même d'une stratégie concertée pour "un meilleur internet pour chacun des sept milliards d'entre nous".

Priorités pratiques proposées

Les priorités proposées à la communauté @large des utilisateurs pilotes de l'Internet par france@large y sont :

  • les Droit de l'Homme
    • à l'existence numérique sous forme d'une adresse permanente, anonymisée pour une stricte protection des données personnelles, et protégée, unique pour chacun et multiple pour chaque espace relationnel.
    • au respect numérique de la personne humaine, c'est à dire au primat absolu de l'homme sur la machine et sur le contexte numérique pour que l'homme et sa personne ne puissent être avilis par les technologies numériques de facilitation informationnelle et intellectuelle.
  • un adressage sémantique des idées, une identité numérique protégée et authentifiable des personnes, et une capacité simple de micro-paiement ouvert, qui assure un environnement stable, cohérent, multilingue, et non-lucratif pour tous en continuité technique du système de nommage internet (DNS).
  • une architecture innovante et distribuée de l'extension, de la localisation, et de la personnalisation des référentiels IANA pour supporter une société de l'information qui soit "people centric, à caractère humain, centrada on la persona".
  • un libre usage de la métastructure du réseau, selon un juste prix ou selon une gratuité publique garantie par les Etats, dont la compilation des données communes de références soit protégée de toute capture, intergouvernée au sein de coopérations renforcées locales, nationales, régionales et mondiales incluant les organisations @large à leur place, et fondée sur les principes de subsidiarité (respect actif des responsabilités d'autrui), de proportionnalité (autant, mais pas plus qu'il est nécessaire) et de charité (précis dans l'envoi, libéral dans l'écoute), tels que légitimé par la pratique de l'Internet et les résolutions du SMSI.


Priorité du débat concernant l'ICANN post-JPA

L'ICANN est pour les @larges un partenaire important du contexte de l'Internet. Ils ne peuvent être indifférents à son évolution, soit pour l'inclure à sa place dans un nouveau contexte de la Gouvernance de l'Internet, soit pour s'en affranchir s'il s'avère qu'elle n'est ni intéressée ni influente en ce qui concerne les préoccupations des utilisateurs pilotes.

La nouvelle stratégie de ICANN d'un Internet accaparé par les riches

La nouvelle stratégie de l'ICANN semble s'organiser selon :

  • un mécanisme constitutionnel, travaillé à travers le schéma IIC (pour améliorer la confiance des institutions en l'ICANN), qui consolide l'ICANN et la garantit contre tout risque de capture et de libération si elle était cependant capturée.
  • un nouvel ordre mondial du DNS, où l'ICANN se transforme en un registre commercial des noms de domaine de premier niveau prétendant à un monopole commercial avec le soutien d'une communauté d'intérêts réunissant de grosses parties prenantes financières et les spéculateurs en noms de domaine, formant une base solide à sa stabilité. Ceci est une modification profonde du consensus de 1984 qui fonde l'Internet (ISO 3166 et RFC 920).


La réponse de Paul Twomey à Bertrand de la Chapelle est significative à ce sujet : l'ICANN ne gère pas un service commun de l'humanité, mais un monopole marché. Il semble que pour les @large ce qu'ils attendent soit pour chacun une continuité personnalisée de facilitation relationnelle avec tout le monde. Pas un service privé, même pas un service public, mais un service d'interhumanité universel.

Questions que se pose france@large

Les Membres de france@large sont d'accord avec l'ICANN lorsqu'elle place sa protection contre la capture au centre de leur préoccupation. Ils sont toutefois incertains sur deux grands points au moins :

  • la proposition de l'ICANN ne considère pas les aspects de résilience et de survivance techniques, comme si la protection contre les Dénis de Services, la concurrence et l'érosion du temps était sous-traitée ailleurs. La taille et le domaine d'activité des sponsors que recherche l'ICANN, donnent à penser qu'elle pourrait vouloir proposer - basée sur l'expérience de l'UDRP et l'intérêt pour l'OpenID - une culture légale mondiale "à travers et par le système de nommage" exclusif de l'agence de l'ICANN qui s'en trouve pérennisée.

    C'est ce à quoi poussent les industries de la Musique et des Médias. Ceci pourrait avoir des conséquences telles sur le développement (RFC 3869), le déploiement, l'accès , la neutralité, l'usage et donc sur la "médiasphère " (netcentricity) à laquelle les utilisateurs pilotes @large de l'Internet sont le plus sensible ; la qualité et les caractéristiques de leur environnement réseau.
  • le manque de définition de ce que capture veut dire. Quel est le degré existant de capture de l'ICANN? par qui ? quels sont les différents scénarios de capture auxquels nous devrions être attentifs et craindre? Comment mesurer les risques de capture? Quels sont les signes avant coureurs qui pourraient nous prévenir? Est-ce que "capture" pour les uns pourrait êre qualifié de "libération" pour les autres ? Qui en décide ?

    Par exemple, à travers les conversations avec EURALO, le personnel ICANN, d'autres organisations et observateurs et l'absence de discussion avec le Personnel de l'ALAC, france@large a pu vérifier que sa non-reconnaissance comme structure @large par l'ICANN résulte d'une certaine capture actuelle par des intérêts qui s'opposent aux vues, aux efforts et intérêts des Membres de france@large.

Cohérence avec le SMSI

Le débat de fond concerne la structure de la coopération renforcée mondiale l'administration du nommage et de l'adressage qui découle du consensus de Tunis concernant l'IGF et la gestion des sujets émergents de l'Internet : la World Enhanced Cooperation for the Administration of Names and Numbers (WECANN).

Les questions qui se posent dès lors sont :

  • est-ce que l'ICANN veut faire partie de la coopération renforcée, et si oui dans quelle capacité ?
  • sans le IANA, l'ICANN ne "vaut pas un sou". Or les fonctions IANA sont déléguées par le gouvernement US pour ce qui concerne l'héritage Internet américain. L'agrément de Tunis implique qu'elles sont transférées dans le cadre de l'IGF pour ce qui concerne l'Internet Multilingue.
(a) cela signifie que l'ICANN peut encore être capturé par les USA de différentes manières, comme le montre la réponse de PDT aux questions d'Eliot Noss
(b) quel est l'engagement américain de transférer le IANA à la communauté internet via l'ICANN à la fin du JPA ? Ou à une coopération renforcée du FGI ? Les utilisateurs pilotes @large de l'Internet estiment avoir la compétence, le besoin et la légitimité reconnue pour être membres d'une telle coopération.
  • de la même manière l'ICANN n'a pas grande valeur si elle rentre en conflit avec l'IETF, ceci la rend dépendante d'une capture de l'IETF. La question de la protection contre la capture et de la situation actuelle de l'IETF se pose donc également.
  • de la même manière, l'ICANN et l'ISOC sont trop proches pour que les mêmes questions ne soient pas posées en ce qui concerne ISOC.
  • la position ministérielle française s'attache à trois grandes préoccupations : adressage, nommage et multilinguisation. Elle sera à la base du sommet ministériel européen de Nice les 6/7 octobre 2008 et décideront la proposition française pour une stratégie européenne e 26 nov. 2008 qui aura toute l'attention à Hyderabad. Le secteur privé, les organisations internationales, la communauté de recherches et normative et la société civile doivent accompagner cette construction d'un consensus européen qui influera certainement fortement fin août 2009 pour ce qui concerne la réorganisation de la gouvernance de l'internet.